Julie et Mélanie sont parties au Cambodge à la rencontre d’un de nos partenaires historiques, AUA (Antiretroviral Users Association), partenaire de Solidarité Sida depuis 2004. L’occasion pour la nouvelle équipe Santé & Solidarité de faire connaissance avec cette association sur le terrain et d’effectuer leur première mission de suivi. Les surprises et les enseignements ont été au rendez-vous durant ces cinq jours de mission.
La dernière visite de Solidarité Sida chez AUA remontait à 2011 et cette nouvelle rencontre a permis la mise à plat du partenariat et d’établir un bilan plus poussé de ces quatre dernières années. Notre équipe a ainsi pu confirmer la maturité de l’association, sa réactivité sur le terrain et sa légitimité. AUA est en effet pleinement reconnue pour son activité d’accompagnement psychologique, de suivi de traitement et de soutien des personnes vivant avec le VIH, grâce à son efficacité et à ses nombreux terrains d’intervention. Julie et Mélanie ont suivi ses intervenants dans trois hôpitaux à Phnom Penh, Kean Svay et Kompong Cham et dans un centre de détention pour femmes. Deux partenaires à l’international de Solidarité Sida, dont AUA, travaillent en milieu carcéral et cette visite a été l’occasion de mieux comprendre l’enjeu des actions liées à l’information sur le VIH en prison.
Pour les membres d’ AUA, « à l’écoute des changements de leur environnement » selon Mélanie, l’objectif est désormais de répondre aux nouvelles problématiques liées au VIH au Cambodge ; en effet, la nouvelle qualification en « pays à revenu intermédiaire » par les agences et les organisations internationales pourrait entrainer une baisse des financements internationaux d’aide au développement que reçoit le pays, et donc avoir des répercussions sur les fonds accordés aux acteurs de terrain comme AUA.
Parallèlement à cette problématique financière, AUA doit s’adapter à l’évolution de l’épidémie et atteindre d’autres populations oubliées des statistiques cambodgiennes mais au sein desquelles la prévalence du VIH est élevée, notamment les usagers de drogue par injection et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Un défi que tente de relever AUA grâce à des partenariats avec des associations qui travaillent auprès de ces publics.
Notre équipe a apprécié l’engagement, le militantisme et le professionnalisme de cette association communautaire avec laquelle elle a pu établir un excellent contact. La durée de la mission auprès de ce partenaire, plus longue que pour la moyenne des autres missions internationales, a permis de dépasser la barrière de la langue et de tisser une relation de confiance : « Ce qui m’a marqué c’est leur accueil chaleureux, sans effusion excessive, tout en honnêteté et en simplicité. On sentait qu’ils avaient vraiment envie de montrer l’impact de leur travail au quotidien auprès des malades et on a apprécié qu’ils ne soient pas dans la démonstration vis à vis de nous, qui sommes l’un de leurs principaux bailleurs. Ils ont fait preuve d’une grande réactivité pour répondre à nos attentes, se sont rendus disponibles tous les jours et ont organisé pour nous de nombreux rendez-vous. » raconte Mélanie.
Pour elle, comme pour Julie, la mission a été riche en enseignements professionnels et a nourri leurs réflexions sur la manière de mener les suivis de chaque association. « Chaque mission représente une capitalisation pour notre travail avec tous nos partenaires », affirme Julie et pour elle il s’agit alors d’établir des passerelles entre les différentes associations qui partagent des problématiques souvent similaires sans être identiques. « Ce sont souvent les mêmes publics qui sont ciblés, mais leur réalité sont différentes selon les territoires et les cultures », ajoute-t-elle, en prenant pour exemple le contact qu’elle a eu avec les travailleuses du sexe en accompagnant AUA lors d’une tournée de prévention à Phnom Penh : « elles sont très jeunes, parfois pas plus de douze ou quatorze ans. Même si ça n’était pas complètement une surprise pour nous, cela reste une expérience inédite de rencontrer ce public. »
Le bilan de la mission est extrêmement positif et la relation de confiance qui s’est renforcée présage, malgré la distance, une suite de partenariat fructueuse et enrichissante avec AUA. L’équipe suivra de près, depuis Paris, la manière dont l’association évolue et relève les challenges qui se présentent à elle.

Qui dit nouveaux partenaires, dit rencontres, opportunités et échanges. C’est pour suivre des projets Prévention Jeunes nouvellement financés par Solidarité Sida, qu’Emilie, chargée de prévention et Marion, chargée des programmes Santé et Solidarité, sont parties en mission commune au Togo. Une transversalité inédite qui a permis d’accentuer la complémentarité de nos services.
C’est en venant à Solidays, et en découvrant l’exposition Sex In The City que les équipes du Jade pour la vie ! ont eu l’idée ambitieuse de s’en inspirer et de créer à Lomé, leur propre parcours de prévention à destination de collégiens. L’objectif est de proposer aux jeunes d’explorer l’univers de la sexualité, tout en les sensibilisant aux risques qui y sont liés. Notre équipe s’est attachée à leur apporter des conseils pratiques pour éviter les écueils bien connus de ce type de projet : Emilie, étant en effet chef de projet sur l’exposition Sex In the City, a pu les accompagner notamment sur les aspects logistiques, sur l’élaboration des messages et la mise en scène des espaces. Ce projet ambitieux doit voir le jour à l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte Contre le Sida le 1er décembre prochain.
Qui dit souffle printanier dit euphorie avec la folie décomplexée
Depuis de nombreux mois, Médecins du Monde, avec d’autres associations dont Solidarité Sida, alerte sur les problèmes posés par le prix des nouveaux traitements contre l’hépatite C. Le 10 février dernier Médecins du Monde s’est opposé, auprès de l’Office Européen des Brevets, au brevet sur un nouveau médicament, le Sofosbuvir dont le laboratoire Gilead détient le monopole.
Les résultats d’Ipergay sont clairs. La prise de médicaments anti-VIH encadrant des rapports sexuels peut être très efficace et ainsi permettre à des hommes séronégatifs qui s’exposent au virus du sida par voie sexuelle de ne pas être infectés. Les membres du Comité Associatif de l’essai Ipergay se félicitent de ces résultats qui lèvent toute ambiguïté sur la valeur de la Prophylaxie Pré-Exposition (PrEP) dans la palette des outils de prévention chez les homosexuels masculins.
La 17e édition de Solidays se tiendra à nouveau à Longchamp du 26 au 28 juin 2015, en raison du report des travaux de rénovation de l’hippodrome.